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Blog de Chahid Slimani مدونة شهيد اسليماني

Vous qui entrez, gardez toute espérance…


William Shakespeare dramaturge du printemps arabe…

Publié par Chahid Slimani sur 2 Août 2013, 17:20pm

Catégories : #Vérité

William Shakespeare dramaturge du printemps arabe…

« Mourir en combattant c'est la mort détruisant la mort. Mourir en tremblant c'est payer servilement à la mort le tribut de sa vie. » William Shakespeare

Aucun dramaturge n’a écrit sur la vérité, la liberté, la justice, l’amour et la beauté comme William Shakespeare. Le théâtre de Shakespeare était la vie, et la vie un théâtre. Dans la vie on peut mettre un masque, mais au théâtre de Shakespeare on est soi-même. Notre nature humaine se confesse sans fard.

La vie, la mort, l’amour, la rupture, le déchirement, le pouvoir, la tyrannie, la trahison, la bravoure, le combat, le rachat, la sérénité et la réconciliation. Tout y est. La bible de William Shakespeare suffit. Nous suffit. On ne lit pas Freud sans lire Shakespeare. On ne lit pas Machiavel sans lire Shakespeare. Et on ne lit pas Tolstoï sans lire Shakespeare.

Que mes frères arabes déboussolés trouvent dans le théâtre de la vie de William Shakespeare apaisement et chemin.

1. Macbeth ou l’inversion des valeurs …

2. Hamlet ou l’épreuve de vérité…

3. Arès la Tempête le printemps …

1. Macbeth ou l’inversion des valeurs …

L’ambition d’une femme et les prophéties obscures des trois sorcières ont poussé Macbeth au drame. À la trahison et au sang. Derrière chaque tyran arabe, il y a l’ambition d’une femme et les conseils obscurs d’une cour. En Tunisie, en Egypte, en Syrie et partout dans le monde arabe, c’est le règne du désordre et de l’inversion des valeurs. Les petits sont grands et les grands petits. Le hideux est beau et le beau hideux. Nous vivons dans nos sociétés arabes une histoire contée par un idiot, pleine de fureur et de bruit et qui ne veut rien dire.

Nous vivions et vivons encore dans une absurde citerne. Le printemps arabe me semble la réponse qui a pris du temps depuis la question fondamentale et déchirante d’Abul Khaizuran « Pourquoi n'ont-ils pas frappé aux murs de la citerne ? »[1].

2. Hamlet ou l’épreuve de vérité…

Sommes-nous fous ou simulons-nous la folie comme Hamlet ? La question tourmente ma traversée au milieu d’une mer noircie aux murailles divisées à droite et à gauche[2]. La vengeance, puis le bain de sang. Hamlet s’est effondré en Syrie et bientôt en Egypte, « et le reste est silence » (and the rest is silence). Faut-il continuer cette folie, ce suicide ?

« Être ou ne pas être » telle est la question fondamentale que se pose Hamlet qui ne pense pas facilement au suicide mais qui ne s’accroche pas lâchement à la vie. Hamlet est un révolté et sa question est aussi noble que la dignité : mourir en combattant ou vivre en tremblant ? Vivre sans exister ou exister sans vivre ? Vivre sans exister avec les maux présents, les Ben Ali, Kadhafi, Moubarak, Ali Saleh, Assad et les autres dictateurs arabes ou exister sans vivre avec les maux ignorés ?

3. Après la Tempête le printemps …

« O, merveille !

Combien de belles créatures vois-je ici réunies !

Que l'humanité est admirable ! O splendide Nouveau Monde

Qui compte de pareils habitants ! »

La Tempête, (Acte V, Scène 1). William Shakespeare.

Dans sa pièce La Tempête, créée en 1611, Shakespeare nous lègue un testament et une vision poétiques faits de sérénité et de réconciliation. Son magicien Prospéro nous crée un monde fantastique d’enchantement, de rachat et d’apaisement. Prospero et Ariel, esprit positif de l'air et du souffle de vie, vont faire triompher la vérité malgré le fracas affolant de la terreur de Caliban. Sur l’île de Prospéro, les petits et les grands, le hideux et le beau vont pouvoir suivre la voix et la voie de la sagesse et coexister ensemble en harmonie.

Mes frères arabes déboussolés, être ou ne pas être, laissons périr nos maux présents, les Ben Ali, Kadhafi, Moubarak, Ali Saleh, Assad et les autres Caliban, et venons exister, vivre et défier les maux ignorés.

[1] Lire « La Dignité arabe, de la citerne d’Abul Khaizuran à la citerne de Mohamed Bouazizi الكرامة العربية، من خزان أبو الخيزران إلى خزان محمد بوعزيزي »

[2] Lire « Printemps arabe : est-ce la fin de notre traversée au milieu de la mer noircie ? »

© Miranda dans l'orage, peinture de John William Waterhouse (1916)

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Commenter cet article

bns chevron service 01/07/2014 13:55

I am a big fan of William Shakespeare. He has brought beautiful meanings to love, war and life through his writings. His thoughts and ideas have inspired millions of people. He was one of the best artists ever lived. Thanks for the share.

matelas merinos 23/08/2013 11:34

Une belle peinture, semblent avoir mouvement pour la vérité.

Malmaré 04/08/2013 23:14

Bien dit bien écrit mais le printemps des Arabes n'en est pas un, préparé à washington et exécuté par des islamistes avides de pouvoir

Wisal saida 04/08/2013 16:58

Ce texte est sublime merci beaucoup

Albert de poirier 04/08/2013 00:52

Shakespeare est haram chez les mahométans

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