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Blog de Chahid Slimani مدونة شهيد اسليماني

Vous qui entrez, gardez toute espérance…


Brise des Esprits Rebelles…

 

Relire Gibran Khalil Gibran …

 

 

La connaissance de soi…

 

Un homme dit, Parle-nous de la Connaissance de soi.

Il répondit :

 

Vos cœurs connaissent en silence les secrets des jours et des nuits.

Mais vos oreilles se languissent d'entendre la voix de la connaissance en vos cœurs.

Vous voudriez savoir avec des mots ce que vous avez toujours su en pensée.

Vous voudriez toucher du doigt le corps nu de vos rêves.

Et il est bon qu'il en soit ainsi.

La source secrète de votre âme doit jaillir et couler en chuchotant vers la mer,

Et le trésor de vos abysses infinis se révéler à vos yeux.

Mais qu'il n'y ait point de pour peser votre trésor inconnu,

Et ne sondez pas les profondeurs de votre connaissance avec tige ou jauge,

Car le soi est une mer sans limites ni mesures.

Ne dites pas: "J'ai trouvé la vérité", mais plutôt: "J'ai trouvé une vérité".

Ne dites pas: "J'ai trouvé le chemin de l'âme". Dites plutôt: "J'ai rencontré l'âme marchant sur mon chemin".

Car l'âme marche sur tous les chemins.

L'âme ne marche pas sur une ligne de crête, pas plus qu'elle ne croit tel un roseau.

L'âme se déploie, comme un lotus aux pétales innombrables.

 

 

La question est de ne pas se rendre…

 

« Je suis dans la clarté qui s'avance

 Mes mains sont toutes pleines de désir, le monde est beau.

 

Mes yeux ne se lassent pas de regarder les arbres,

 les arbres si pleins d'espoir, les arbres si verts.

 

Un sentier ensoleillé s'en va à travers les mûriers.

Je suis à la fenêtre de l'infirmerie.

 

Je ne sens pas l'odeur des médicaments.

 Les œillets ont dû fleurir quelque part.

 

Et voilà, être captif, là n'est pas la question,

 la question est de ne pas se rendre… »

 

Nâzim Hikmet, Extrait de Il neige dans la nuit …

 

 

L’exil de la pensée et la pensée de l’exil…

 

  

« Personne ne peut envahir la pensée parce que la pensée c'est l'exil et que chacun a l'exil qu'il désire. » Sylvain Trudel

 

Penser l’exil pour penser l’être…

 

 

« L’exil, qui consiste en la privation d’un lieu propre pour un individu ou un peuple, se révèle comme perte de l’origine. Cette détermination a priori négative n’atteint pas seulement le corps, mais aussi la conscience dont est dévoilée alors la structure ontologique fondamentale. La conscience se manifeste en effet comme faculté de se projeter au-delà de son lieu propre. Pour vivre, elle doit s’exiler. Mais puisque le concept d’exil inclut celui du retour, il appert que l’exil de la conscience annonce également l’avenir de retrouvailles avec l’origine, c’est-à-dire Dieu. » Olivia Bianchi

 

 

La berceuse douce…

 

 « Chante, pauvre vieille, de ta voix cassée qui tremble, chante la berceuse antique, l'air qui vient de loin dans la nuit des générations mortes... » Pierre Loti, Mon frère Yves (1883)

 

Ombre …
 

 

« Nous nous promenons entre des ombres, ombre nous-mêmes pour les autres et pour nous. » Diderot

 

 

Terre des Hommes : et l’Afrique inventa le Rythme…
 


 

« Lorsque les Blancs sont venus en Afrique, nous s les terres et ils avaient la Bible. Ils nous ont appris à prier les yeux fermés : lorsque nous les avons ouverts, les Blancs avaient la terre et nous la Bible. » Jomo Kenyatta

 

Brume de Haine et de Peur …

 


 

Dans la préface de « Lucien Leuwen », Stendhal laisse cette très belle formule : « Adieu ami lecteur, essayez de ne pas passer votre vie à haïr et à avoir peur. »

 

 

Joies et chimères …

 


 

« On a beau reconnaître que nos joies sont fabriquées de chimères, elles ont quand même cet avantage de nous réconforter comme des rayons de soleil. Et pourvu que l'on se sente rayonnant, on ne regarde plus de quel côté vient la lumière. » Madeleine Leblanc

 

 

Les chemins de la vie …
 

 « Nous nous rencontrons maintes et maintes fois sous mille déguisements sur les chemins de la vie. » Carl Gustav Jung

La servitude, la liberté, Simone Weil… les autres…

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« Rien au monde ne peut empêcher l'homme de se sentir né pour la liberté. Jamais, quoi qu'il advienne, il ne peut accepter la servitude; car il pense. » Simone Weil

 

© Dessin Street Art Utopia

 

 

Sublime …
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« Il n'y a guère que le sublime qui puisse nous aider dans l'ordinaire de la vie. » Alain

© Dessin Street Art Utopia

 

La maison des songes…

 

 


 

« Les songes descendent parfois si profondément dans un passé indéfini, dans un passé débarrassé de ses dates, que les souvenirs nets de la maison natale paraissent se détacher de nous. » Gaston Bachelard, La poétique de l'espace

 

Admirer sans comprendre…

 

« La jeunesse a cela de beau qu'elle peut admirer sans comprendre. » Anatole

 

 


 

Antonio Vivaldi, La Stravaganza" Concerto no.2 in E minor, RV 279

 

 

Chopin, ses Nocturnes et le Zéphyr …

 

 


 

« Toi qui dis aux forêts: Répondez au zéphyr!

Aux ruisseaux: Murmurez d'harmonieux accords!

Aux s: Mugissez!

À la brise: Soupire!

A l'océan: Gémis en mourant sur tes bords! »

Lamartine, Harmonies poétiques et religieuses (1830), I, Invocation

 

Terre des Hommes : Mélodie inca du Pérou …

 

 

   « Voudriez-vous me dire, s'il vous plaît, par où je dois m'en aller d'ici ?

    — Cela dépend beaucoup de l'endroit où tu veux aller.

    — Peu importe l'endroit...

    — En ce cas, peu importe la route que tu prendras.

    — ... pourvu que j'arrive quelque part », ajouta Alice en guise d'explication.

    « Oh, tu ne manqueras pas d'arriver quelque part, si tu marches assez longtemps. »

 

Alice au pays des merveilles, Lewis Carroll (trad. Jacques Papy), éd. Gallimard, 1994

 

Les écrins de vos riches mémoires...
 

 

«Étonnants voyageurs! Quelles nobles histoires
Nous lisons dans vos yeux profonds comme les mers!
Montrez-nous les écrins de vos riches mémoires,
Ces bijoux merveilleux, faits d'astres et d'éthers.»
Baudelaire, "Le Voyage" extrait des Fleurs du Mal

 

Rêverie du feu…

 

« Fumée, rêverie du feu. » Jules Renard

 

 

L'animal que donc je suis…

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« Il ne s'agit pas seulement de demander si on a le droit de refuser tel ou tel pouvoir à l'animal (parole, raison, expérience de la mort, deuil, culture, institution, technique, vêtement, mensonge, feinte de la feinte, effacement de la trace, don, rire, pleur, respect, etc. – la liste est nécessairement indéfinie, et la plus puissante tradition philosophique dans laquelle nous vivons a refusé tout cela à l'« animal »), il s'agit aussi de se demander si ce qui s'appelle l'homme a le droit d'attribuer en toute rigueur à l'homme, de s'attribuer, donc, ce qu'il refuse à l'animal, et s'il en a jamais le concept pur, rigoureux, indivisible, en tant que tel. »

 

Jacques Derrida in L'animal que donc je suis

 

© Photo H. GUERRERO/ AFP

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