Infos & Actualité

 

 sur twitter

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Manuel de Diéguez :  Caligula et son cheval (2) Aux sources de la tyrannie

Aline de Diéguez :  II - Aux sources du sionisme, « Nous sommes un peuple »


 

Aline de Diéguez : Quelle est la bonne distance pour comprendre les évènements de Syrie ?

Chahid Slimani : La vérité sur les Assad et les autres girouettes, Michel Aoun et tutti quanti

 

Massacre de Houla …

Une photo pour As'ad AbuKhalil, le Khomeiniste soi-disant « Angry Arab » …  

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Le massacre de Houla…

Ne dites pas demain que vous ne saviez pas !

Un massacre au nom de Bachar, de l’Iran, de la Russie, du Hezbollah et des autres complices…

Ames sensibles s’abstenir. Merci de votre compréhension.

 

Les Algériens n’ont que faire du printemps arabe !

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Les  généraux, les frères Bouteflika, les « funérailles », le « foot » et la rhétorique suffisent !

 

L’automne algérien ou quand l’Algérie carbure à reculons !

Inspirés du génie de Poutine, les généraux algériens remplacent le Front de libération nationale par le Front de libération nationale...

 

Burhan Ghalioun, trop mou pour continuer à la tête du Conseil national syrien…

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Le changement et la « démocratie » en Russie !

Don Quichotte et Sancho Panza succèdent à Sancho Panza et Don Quichotte  !

Bravo ! On a rien vu venir !

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Bonnet Blanc et Blanc Bonnet!

Marine Le Pen et Nadine Morano !

Les femmes de l’extrême droite en Tweedledum et Tweedledee !

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 «beaucoup de drapeaux rouges et également beaucoup de drapeaux étrangers place de la Bastille. Ça ne me rassure pas beaucoup. Je me dis : voilà quelle est la France qu'on va nous construire avec le droit de vote des étrangers (...) Cette démonstration n'était pas engageante ni réjouissante pour la France que nous avons à construire.» Nadine Morano sur Europe 1

 

Gérard Longuet le ministre de la Défense, qui a milité à l'extrême droite dans sa jeunesse, a fini par lâcher ce matin «Nous, au Front national...» !

 

 

Que dire !
Les soldats du dictateur Bachar enterrent un homme vivant …
Encore un fardeau moral pour les « humanistes » inconditionnels de Bachar et de sa barbarie…
Âmes sensibles, s’abstenir. Merci de votre compréhension…

Rire, pleurer et surtout ne pas comprendre !
Henri Guaino la « plume » magique de l’autre, sur France Inter (24.04.2012) : « Le populisme monte dans tous les pays d’Europe » !
Ben dis-donc !

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Présidentielle 2012
Marine le Pen avec 17,9%

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Les chiens…

 
Le « Doyen » des colibris syriens est tombé… 
Âgé de 80 ans, Cheikh Abou Soubhi Doura, le célèbre marchand de plantes de Douma, a été abattu par l’armée du dictateur Bachar. Une autre balle russe efficace et d’autres complices pour soutenir et saluer cette barbarie …
 
Cheikh Abou Soubhi Doura est célèbre surtout pour sa présence lors des manifestations malgré son âge. 

 

La barbarie…

 
Le cadeau des criminels du dictateur  Bachar à la « Communauté internationale » et aux inconditionnels aboyeurs  comme Thierry Meyssan et les autres…

Hommage à ces deux femmes, impuissantes devant la machine de guerre de Bachar et des Russes  …

 
Homs et les femmes de Homs goûtent ainsi à l’efficacité des armes russes !
De quoi cette femme abattue de sang froid et sa mère blessée sont-elles « complices » selon la doctrine Thierry Meyssan ????

Bientôt, le sanguinaire Docteur Jivago devra préparer ses valises pour l’Oural !

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Émouvant ! Un blessé syrien chante la Révolution en présence de Riyad al-Asaad le commandant de l'Armée syrienne libre…

   

"Michèle Alliot-Marie" au secours de Bachar !
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Les Iraniens auraient dû baptiser leurs deux navires de guerre arrivés hier dans le port syrien de Tartous, Michèle Alliot-Marie I et Michèle Alliot-Marie II !

 

Homs, Hama… hier… aujourd’hui… le massacre continue…

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Le dernier discours de Bachar : nous voilà, Bachar endosse le profil de Kadhafi, pour le meilleur et pour le pire ! 

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Droits des Animaux…

Un Marines américain abattant un … mouton en Afghanistan d’une manière américaine !

Âmes sensibles s’abstenir. Merci de votre compréhension…

 

Les derniers inconditionnels d’Israël sur terre: un maitre et quelques vassaux…

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La liste des Etats qui se sont prononcés contre l'adhésion de la Palestine à l'UNESCO :

Etats-Unis

Australie

Allemagne

Canada

Pays-Bas

République tchèque

Suède

Lituanie

Panama

Iles Salomon

Samoa

Palaos

Vanuatu


L’humiliation du peuple syrien que soutiennent les fanatiques iraniens, les russes, les chinois, Thierry Meyssan et les autres…

« Interrogatoire » à la manière russe, forme et fond ! Sauf des pastèques à la place de la vodka !

Âmes sensibles s’abstenir. Merci de votre compréhension.

Ces soldats fulminent « vous voulez la liberté fils de putes ? »

De quoi satisfaire Ali Khamenei le parrain de la bande, les petits Thierry Meyssan et les autres !

Âmes sensibles s’abstenir. Merci de votre compréhension.


Les charognards de la « Finance », Goldman Sachs and Co…

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Deux rapaces échangent de la nourriture (les économies de millions de personnes) en plein vol

© Phil Sea / Rex Features/REX/SIPA

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Un chacal et un vautour combattent pour un morceau de carcasse animale (les économies de millions de personnes)

© Johann Grobbelaar/ Sole/REX/SIPA

 

Les charognards de la « Finance » : Apocalypse Now ?

Voilà ce que raconte ce trader :

 

- il y a de l'argent à gagner dans une récession

- peu importe le sauvetage de l'euro, de la Grèce ou de l'économie mondiale du moment qu'on gagne de l'argent

- ce ne sont pas les gouvernements qui conduisent le monde, c'est Goldman Sachs qui gouverne le monde

 - dans quelques mois, les économies de millions de personnes se seront évaporées.

Apocalypse Now ?


La profanation des mosquées en Syrie et les muftis de la cour de Bachar…

Voilà comment les soldats de Bachar profanent les mosquées !  

Une autre ligne franchie…


 


 CHAD6

Chahid Slimani, Universitaire, Citoyen du monde, épris de Vérité, de Liberté, de Justice, d’Amour, de Beauté et de Thé à la menthe !

 


 

 

Watani Ana: A Tribute to the Arab Spring...

 Original Music Composed & Arranged by: Malek Jandali


 

Les colibris pollinisateurs du printemps arabe …

Ils sont l’essence du monde arabe…

Ils sont le printemps du monde arabe…

 

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Brise...

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السي المهدي المنجرة أستاذ الجيل وضمير الوطن... شفاك الله وعافاك

 


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Cher Professeur et Philosophe Manuel de Diéguez

Santé, sérénité et fécondité intellectuelle pour des décennies et des décennies à venir !

 

The Wind That Shakes the Barley

 The Wind That Shakes the Barley (Le vent qui secoue l'orge)

La ballade irlandaise de Robert Dwyer Joyce (1836-1883)

I sat within the valley green; I sat me with my true love

Je me suis assis dans la vallée verte, je me suis assis avec mon véritable amour

My sad heart strove the two between, the old love and the new love

Mon cœur triste est tiraillé entre les deux, l'ancien amour et le nouvel amour

The old for her, the new that made me think on Ireland dearly

L'ancien pour elle, le nouveau qui me fait penser très cher à l'Irlande

While soft the wind blew down the glen and shook the golden barley

Alors que doucement le vent soufflait dans la vallée et secouait l'orge doré

'Twas hard the woeful words to frame to break the ties that bound us

Il fut difficile de formuler les mots douloureux pour briser les liens qui nous liaient

But harder still to bear the shame of foreign chains around us

Mais encore plus difficile de supporter la honte des chaînes étrangères sur nous

And so I said, "The mountain glen I'll seek at morning early

Et donc j'ai dit, "La vallée montagneuse je chercherais tôt le matin

And join the bold united men," while soft winds shake the barley

Et rejoindrais les hardis hommes unis", alors que des vents doux secouent l'orge

While sad I kissed away her tears, my fond arms round her flicking

Alors que triste j'embrassais ses larmes, mes bras affectueux autour d'elle tremblotant

The foeman's shot burst on our ears from out the wildwood ringing

Des rafales de tir de l'ennemi sifflant à nos oreilles depuis les bois

A bullet pierced my true love's side in life's young spring so early

Une balle transperça mon véritable amour dans le jeune printemps de sa vie, si tôt

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And on my breast in blood she died while soft winds shook the barley

Et sur ma poitrine ensanglantée elle mourut alors que des vents doux secouaient l'orge

I bore her to some mountain stream, and many's the summer blossom

Je l'ai portée à un ruisseau de montagne, où se répandent les fleurs d'été

I placed with branches soft and green about her gore-stained bosom

J'ai placé des branches douces et vertes sur sa poitrine tachée de sang

I wept and kissed her clay-cold corpse then rushed o'er vale and valley

J'ai pleuré et embrassé son corps froid comme l'argile puis rué par monts et par vaux

My vengeance on the foe to wreak while soft wind shook the barley

Ma vengeance contre l'ennemi à détruire alors que des vents doux secouaient l'orge

But blood for blood without remorse I've taken at Oulart Hollow

Mais le sang pour le sang sans remords j'ai pris à Oulart Hollow

And laid my true love's clay cold corpse where I full soon may follow

Et couché le corps froid comme l'argile de mon véritable amour que je pourrais suivre très prochainement

As round her grave I wander drear, noon, night and morning early

Autour de sa tombe j'erre morne, à midi, la nuit et tôt le matin

With breaking heart when e'er I hear the wind that shakes the barley

Avec le cœur brisé dès que j'entends le vent qui secoue l'orge.


Musique …

Pour arrêter la musique appuyez sur  Pause « II »…

 Pour rejouer la musique et les vidéos, appuyez sur  Play « ► »…  

 

Arabesque de la Culture arabe

 

La Diva Oumeima El Khalil sur Al Jazeera … la classe !

 

      Marcel, la solitude, le chagrin… et la vie…

  Marcel Khalifa – Breeze / Brise مارسيل خليفة - يا نسيم الريح     

يا نسيم الريح قولى للرشا     

لم يزدنى الورد إلا عطش     

لي حبيبٌ حبه وسط الحشا       

إن يشا يمشي على خدي مشى     

روحه روحي وروحي روحه     

إن يشا شئت وإن شئت يشا             

       

Brume...

 

THE HAND THAT SIGNED THE PAPER

By Dylan Thomas

 

The hand that signed the paper felled a city ;

Five sovereign fingers taxed the breath,

Doubled the globe of dead and halved a country ;

These five kings did a king to death.

The mighty hand leads to a sloping shoulder,

The finger joints are cramped with chalk ;

A goose’s quill has put an end to murderThat put an end to talk.

The hand that signed the treaty bred a fever,

And famine grew, and locusts came ;

Great is the hand that holds dominion overMan by a scribbled name ;

The five kings count the dead but do not softenThe crusted wounds nor pat the brow A hand rules pity as a hand rules heaven ;

Hands have no tears to flow.

 

 Dylan Thomas (1914-1953) w.1933

 

Traduction de Michèle Duclos

LA MAIN QUI SIGNA LE PAPIER

La main qui signa ce papier a détruit une cité ;Cinq doigts souverains ont flétri le souffle de la vie,Ont doublé la sphère des mots et coupé un pays en deux ;Ces cinq doigts ont mené un roi à la mort. La main puissante conduit à la rondeur de l’épaule,Les jointures des doigts sont bloquées par la craie ;Une plume d’oie a mis fin au meurtreQui a mis fin aux négociations. La main qui a signé ce traité a généré une fièvre,Et la famine crût et les sauterelles vinrent ;Forte est la main qui tient l’homme sous sa coupePar un nom griffonné. Les cinq doigts comptent les morts mais ne donnentNi soulagement aux escarres, ni caresse au front ;Une main régente la pitié comme une main régente le ciel ;Les mains n’ont pas de larmes à verser

 

                       

Au nom de la Liberté d’Expression



Shlomo Sand - Comment le peuple juif fut inventé

Un honnête juif marocain à propos d’Israël et du sionisme

 
 
 
 

Au nom de la Tolérance, de la Paix et de l’Amour entre les peuples

 

               

 Au nom de la Barbarie, du Racisme et de l’Arrogance

 

Chanteurs sionistes parodiant la Flottille et la Mobilisation pour Gaza

         

Odes mystiques…

 

Ahmad Pejman - Majnoun


 

 

« Je viens de cette âme qui est à l'origine de toutes les âmes... Je suis de cette ville qui est la ville de ceux qui sont sans ville... Le chemin de cette ville n'a pas de fin... Va, perds tout ce que tu as, c'est cela qui est le tout... »

Jalâl al-Dîn Rûmî


 
 

 

« Je produis des paroles

à l'intérieur de moi-même

le soleil paraît sombre

si je me tais

et notre aveuglement

triste et brûlant

comment pourrais-je

bouillonner davantage ?

nous errons dans le chemin

sur la terre et dans le ciel

pareils à des guetteurs

souviens-toi »

Jalâl al-Dîn Rûmî

« Hier est passé, n’y pensons plus

 Demain n’est pas là, n’y pensons plus

 Pensons aux doux moments de la vie

 Ce qui n’est plus, n’y pensons plus

Ce vase était le pauvre amant d’une bien-aimée

 Il fut piégé par les cheveux d’une bien-aimée

 L’anse que tu vois, au cou de ce vase

 Fut le bras autour du cou d’une bien-aimée!

Elle passe bien vite cette caravane de notre vie

 Ne perds rien des doux moments de notre vie

 Ne pense pas au lendemain de cette nuit

 Prends du vin, il faut saisir les doux moments de notre vie »

Omar Khayyâm

« Votre raison et votre passion sont le gouvernail et les voiles de votre âme qui navigue de port en port. Si votre gouvernail ou vos voiles se brisent vous ne pouvez qu’être ballotté et aller à la dérive ou rester ancré au milieu de la mer. Car la raison régnant seule est une force qui brise tout élan. Et la passion livrée à elle-même est une flamme qui se consume jusqu’à sa propre extinction"

Gibran Khalil Gibran

 

Ostad Mohammad Reza Lotfi's Sehtar and Ostad Mohammad Ghavi Helm's (Iran)

 


Ostad Mohammad Reza Lotfi and Banevan Shayda group (Iran)

Hossein Alizadeh - Heart to Heart (Iran)

 

 


Ulysses…

“To strive, to seek, to find and not to yield” (Lutter, chercher, trouver et ne jamais céder)

Ulysses by Alfred Tennyson

Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 02:43
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“When I was King, and Mason - in the open noon of my pride,
They sent me a word from the darkness.
They whispered and called me aside.
They said :  " The end is forbidden " ;
They said :  " The use is fulfilled. This Palace shall stand as that other's,
The spoil of a King who shall build.”  Rudyard Kipling
 
Comme tout palais, le palais éphémère de M. Nicolas Sarkozy s’est écroulé ce soir du 6 mai 2012. Une leçon d’histoire avant tout. Une leçon de démocratie surtout.
 
I- L’erreur fatale de Sarkozy 
 
« Quand le peuple vote mal, il faut dissoudre le peuple » disait Brecht. Le peuple français n’a pas voté mal. Il a décidé de sanctionner un Sarkozy qui n’a jamais été fait pour cette fonction sérieuse et prestigieuse pour un pays qui vacille, qui n’a plus droit à l’erreur et qui est menacé par la gangrène de l’extrême droite, antithèse de la démocratie et donc de la civilisation.
 
Sarkozy n’était qu’une fâcheuse « intrusion » dans la démocratie, la démocratie française. Il aurait pu être tout sauf Président de la République, mais les Français ont commis une erreur en 2007. Ils ont appris une leçon et ils ont réagi ce 6 mai historique.  Le mécanisme d’un corps qui réagit car il est encore en vie.
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La sombre France [1], cette France « des vieux pépés »[2] qui a voté la droite et l’extrême droite et qui menace de récidiver lors des législatives, est un corps qui ne réagit pas mais qui pue la mort.
 
L’erreur majeure et fatale de Sarkozy est d’avoir gouverné en Sarkozy, en « star de cinéma qui met en scène son ego »[3]. Oubliant la France, outrageant la France, brisant la France et martyrisant la France.
 
Mais la France semble libérée ce soir, ce matin…
 
II- Le palais du roi Sarkozy
 
Sarkozy est aussi naïf et inculte que ses prédécesseurs, il a cru, par excès de vanité, construire un palais éternel. Kipling, aussi vaniteux, avait compris et appris la leçon à ses dépens :
 
« Quand j'étais Roi, et Maçon    
Dans le plein zénith de ma vanité,
Ils m'envoyèrent une Parole du fond des ténèbres.
A voix basse, et me prenant à part
Ils m'ont dit : La fin ultime des choses t'est interdite.
Ils m'ont dit : Tu as maintenant joué tout ton rôle.
Et ton Palais deviendra comme celui de l'autre,
Des décombres dont un roi à son tour, usera pour bâtir. »[4]
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III- De l’abîme et de la métamorphose
 
Des décombres de son abîme, Sarkozy devrait demander pardon aux Français ainsi qu’aux autres victimes et dommages collatéraux de son règne frénétique, fanatique et funeste : «Pardon de mon intrusion. Je venais par prétention. Pardonnez-moi: je ne suis qu'un cauchemar qui passe»[5].
 
La chute de M. Nicolas Sarkozy [6] est la chute d’une foule pas d’un peuple. La chute d’une foule qui a voté mal.
 
De la cauchemardesque « Métamorphose » de Kafka à la prometteuse « Métamorphose » d’Edgar Morin [7], c’est la métamorphose de la France et de la « gauche » que nous espérons et saluons tous. 


[2] Cf. Michel Serres : "Cette campagne présidentielle est une campagne de vieux pépés !", LE MONDE du 12.04.2012
[3] Cf. Marcel Gauchet, "M. Sarkozy est le premier président postmoderne de la Ve République",  LE MONDE du 12.03.2012
[4] Traduction M.R.
[5] C’est Kafka qui rend visite à Groucho Marx mais qui se trompe de porte et tombe sur le père de Groucho : «Pardon de mon intrusion. Je venais par amour. Pardonnez-moi: je ne suis qu'un rêve qui passe».
[6] Cf. Manuel de Diéguez, « La chute de M. Nicolas Sarkozy »
[7] Cf. Où va le monde ? Interview d'Edgar Morin à Sciences Humaines, n°201, février 2009

© Photo Joël Saget/AFP

© Photos BARCROFT

Par Chahid Slimani - Publié dans : Vérité
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Dimanche 29 avril 2012 7 29 /04 /Avr /2012 18:18
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Avant de fêter les funérailles de Caligula le 6 mai prochain [1], les Français devraient connaitre  les mille et une raisons « Circus Maximus »[2]  de voter Sarkozy. 
 
 
1- Deus vult !
 
Amen !
 
2- Il a la bénédiction  de « Ceux dont on ne parle pas » !
 
Hou !
 
3-  Il a la bénédiction de Richard Prasquier ![3]
 
Chut !  
 
4- Il est soutenu par l’ « économiste » Enrico Macias !
 
Qui déclare, en bon connaisseur de la question, lors du meeting de Villepinte, c'est « le seul qui a pu endiguer la crise mondiale qui nous frappe »[4].
 
5- Il est soutenu par les frères Bogdanov !
 
Chut !
Les frères Bogdanov sont puissants en France. Ils intimident et menacent les scientifiques au pays des Lumières ![5]
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6- Il est soutenu par l’arroseur des avions, Gérard Depardieu !
 
Qui déclare, lui aussi lors du meeting de Villepinte, « Je n'entends que du mal de cet homme qui ne fait que du bien ».
 
«Je veux pisser, je veux pisser» moi aussi !
 
7- Il est soutenu par l’humoriste musulman Tariq Ramadan !
 
« Nicolas Sarkozy, c’est la dignité, Nicolas Sarkozy la sécurité ! En France, en Allemagne et à l’étranger ! » dixit Tariq Ramadan [6].  
 
8- Il est soutenu par le « journal » le Figaro !
 
Dont les lecteurs du site haïssent et insultent, sans modération, deux « choses » : les musulmans et Audrey Pulvar !
 
9- Il a une Rolex !
 
Il est alors l’incarnation de la philosophie profonde de l’apôtre de la société de consommation Jacques Séguéla, qui connait l’avenir du futur ou le futur de l’avenir, je ne sais plus…
 
«  Si à cinquante ans, on n'a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie ! » dixit Jacques Séguéla, le même qui traite Audrey Pulvar de « salope ». Un autre lecteur du Figaro.fr apparemment !
  
10- Sa femme a tourné pour Woody Allen !  

 


 
 
 
11- Il a comme ministre de l'Intérieur un certain Claude Guéant ! 
 
Qui n’a certainement jamais lu ni Paul-Valéry, ni Claude Lévi-Strauss, mais qui se la joue « anthropologue ». Quand le « ça » nous picote !   
 
12- Ses ministres ne sont pas louches du tout, du tout !
 
Ainsi, son secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, Pierre Lellouche, employait illégalement à son domicile personnel une femme de ménage sans-papiers.[7]
 
Après le « troussage de domestique », la domestique sans-papiers !
 
13- Il a ressuscité le Bertillonnage en France! [8]
 
Il reconnait facilement les «musulmans d'apparence».
Sérieusement, je me demande comment il fait avec les albinos![9]
« Un albinos ça va. Beaucoup, là, il y a un problème ! » dira l’autre ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux. Vous remarquerez que tout le monde est « ministre de l'Intérieur » en France ! 
 
14- Il a comme ambassadeur «  James Bond » !
 
Dans une interview publiée par le magazine Tunivisions, Boris Boillon, l’ambassadeur de France en Tunisie, s’est comparé à James Bond !
 
Ni rire, ni pleurer. Comprendre !
 
15- Il a un ambassadeur qui pause en maillot de bain sur un site internet !
 
Le même ambassadeur. Toujours lui !
L’intéressé a  menacé de « poursuivre en justice toutes les personnes utilisant des images de lui destinées à un usage privée », c’est Marine donc qui vous montrera la photo !

 
 
16- Lui et Dominique Strauss-Kahn sont « pareils » !
 
 Ils aiment « le fric et les femmes » !
 
«Dominique, toi et moi, on ne nous aime pas, on est pareils, on est des métèques, on aime le fric et les femmes. Mais les femmes, aux Etats-Unis, ce n’est pas pareil. Je te préviens, fais attention avec les femmes.» dixit Sarkozy selon Michel Taubmann, le biographe de DSK.
 
17- Ses amis ont pour élixir de Jouvence, le Botox !
 
Je ne parle pas de « Johnny » qui ne se mêlera « plus jamais ouvertement de politique»[10], tout comme le petit disciple de Sarkozy, le rappeur Doc Gynéco qui a flairé la vague et tourné la veste lui aussi « Je crois qu’à l’avenir je garderai mes convictions pour moi, m’impliquer en politique a été trop risqué, trop violent. Soutenir Sarkozy en 2012 ? j’suis pas un Wonderbra…».
 
 
18-  Enfin, il est Nicolas comme « Nicolas Flamel» ! 1771.jpg
 
Il va trouver la solution pour la France et les Français pour « endiguer la crise mondiale » comme dirait l’« économiste » Enrico Macias. La fameuse Pierre philosophale de Nicolas Flamel, capable de changer les métaux vils en argent ou en or, de guérir les maladies et de prolonger la vie humaine au-delà de ses bornes naturelles.
 
Dites Alléluia et votez Sarkozy le 6 mai, jour du Big Show!
 
 
N.B. Le Circus Maximus ferme ses portes le soir du 6 mai. Un autre ouvrira le jour d’après…


[2] Circus Maximus signifie en latin « le très grand cirque ».
[3] Cf. Richard Prasquier, “Jews to face new challenges in post-elections France”, Haaretz 25.04.2012
[6] Cf. Tariq Ramadan, « VOTEZ NICOLAS SARKOZY ! »
[8] Bertillon est le père du «bertillonnage », c'est-à-dire l’indexation des traits distinctifs des délinquants par la photographie judiciaire. Ainsi le « portrait parlé » écrit J. PINATEL à propos du «bertillonnage », « peut se définir comme un nouveau mode de signalement : grâce à un processus de parcellisations successives, chaque organe du visage est décomposé en caractères élémentaires ; sans recourir à aucun instrument, ses caractéristiques sont ensuite systématiquement relevées, codées et enregistrées sur une fiche signalétique. Le relevé des marques particulières (les cicatrices, les tatouages, les grains de beauté) consiste à localiser, sur la surface du corps du délinquant, des "points de détail, comme l'écrit Bertillon, qui suffisent pour affirmer l'identité d'un délinquant et le distinguer de ses semblables" ». Cf. J. PINATEL, Le phénomène criminel. MA Editions, Paris, 1987, p. 45
[9] Que je soutiens et admire. Si vous trouvez que ce passage est déplacé, informez-moi par « Ecrire un commentaire » ou « Contact » en bas. Merci de votre compréhension.
[10] Dans une interview donnée au Républicain lorrain le 24 avril.
© Photo An American flag unfurled near the Eiffel Tower, Associated Press
© Dessin Chimulus
 
Par Chahid Slimani - Publié dans : Vérité
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Mercredi 18 avril 2012 3 18 /04 /Avr /2012 00:44

        Juan-Carlos-lors-d-un-safari-au-Botswana-en-2006 articlepho

« Ils s’imaginent que, s’ils avaient obtenu cette charge, ils se reposeraient ensuite avec plaisir, et ne sentent pas la nature insatiable de leur cupidité. Ils croient chercher sincèrement le repos, et ne cherchent en effet que l’agitation. ». Pascal

 

Je hais la chasse et les chasseurs!

Claude Lévi-Strauss lui, hait les voyages et les explorateurs !

 

I- La chasse, la prise et le sacrifice 

 

Pascal croit avoir compris la « condition » de chasseur. Un mortel désespéré qui ne recherche en la « chasse » qu’une occupation violente et impétueuse qui le détourne de penser à soi. Une cause d’agitation pour oublier. Oublier la pourriture qui le ronge de l’intérieur.

 

Voltaire s’insurgera après contre ce point de vue, considérant que l’Homme trouve son bonheur dans l’activité, il faut l’encourager, tant que cette activité n’est pas préjudiciable au bonheur des autres Hommes.

 

Mais qu’est ce que le « bonheur des autres Hommes » ?   

 

Manuel de Diéguez [1] et René Girard [2] quant à eux, passent leur vie à nous expliquer que le sacrifice d'un animal apaise les pulsions agressives de l’Homme. L’animal remplace ainsi l’humain. Les membres de la communauté ne peuvent alors que se réjouir, ils sont préservés, sauvés.

 

II- Saluons notre bouc émissaire, l’éléphant africain, Alléluia !

 

Les médias espagnols ont révélé lundi matin que le roi d'Espagne Juan Carlos se déplace souvent en Afrique pour chasser les éléphants, ce qui coûte de 7 à  20.000 euros pour chaque animal abattu.

 

Ces mêmes médias qui ne parlent que de leur roi et de l’argent en lui reprochant d'être allé « chasser l'éléphant au Botswana pendant que le pays souffre de la crise », oublient le sort triste et barbare réservé à ces animaux menacés de disparition…

 

L’éditorialiste d'El Mundo s’indigne seulement d’un « voyage irresponsable, effectué au pire moment» et d’un très mauvais exemple, ce «spectacle d'un monarque chassant les éléphants en Afrique alors que la crise économique dans notre pays provoque tant de problèmes pour les Espagnols.». Ils dénoncent le « moment » mais pas l’acte, car ils savent que la chasse vaut mieux que la prise.   

 

Ils oublient aussi de rappeler que Juan Carlos qui pose ici fièrement devant un éléphant abattu au Botswana, est le président d'honneur de WWF/Espagne, le Fonds mondial pour la nature !

 

Les Egyptiens ont un proverbe mordant qui dit « son gardien est son voleur ! » حاضيها حراميها

 

Ni rire ni pleurer. Comprendre. Comprendre Spinoza !

 

Plongé dans une telle absurdité atroce, je vois bien Juan Carlos déclarant à la manière des Américains au Vietnam « On a dû brûler le village pour le sauver », « Quoi ? J’abats les éléphants pour les sauver ! ». 

 

Triste Afrique !

Triste jardin des autres…

 

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[1] Lire les textes du philosophe Manuel de Diéguez

[2] Célèbre pour son ouvrage La Violence et le Sacré (1972)

© Photo RANN SAFARIS/Almagro/ABACA

© Photo, colons français qui posent devant une panthère de l’Atlas, Maroc. Source: Centre d'Echange d'Information sur la Biodiversité du MAROC

Par Chahid Slimani - Publié dans : Vérité
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Lundi 16 avril 2012 1 16 /04 /Avr /2012 01:30
colibri
 
Ibn al-Muqaffa et La Fontaine ont fait parler presque tous les animaux de la nature, de la nature humaine. Le printemps arabe quant à lui  est en train de faire parler colibris et vipères.
 
Mohamed Ibrahim Abdel-Ghani, un jeune psychiatre égyptien résidant en Angleterre a croisé hier par hasard dans les rues de Londres, Youssef Boutros Ghali l’ancien ministre égyptien des Finances [1] qui est condamné par contumace pour corruption, à 30 ans de prison et 70 millions de livres d'amende (plus de 8 millions d'euros) et qui  semble actuellement encore en fuite puisqu’il est supposé être recherché par Interpol, alors même que sa présence sur le sol anglais est un secret de Polichinelle.
 
Condamné d’abord à 15 ans de prison par le tribunal pénal du Caire pour avoir utilisé pour son usage personnel des voitures de luxe qui attendaient d'être dédouanées, trompant ainsi leurs propriétaires. Et condamné après à 15 années supplémentaires pour avoir utilisé les ressources du ministère des Finances dans le cadre de sa campagne électorale.
 
Alors qu’il était soupçonné depuis sa condamnation de trouver refuge en Angleterre [2] ou au Liban, le jeune psychiatre a été surpris hier de le croiser dans les rues de Londres, n’hésitant pas à le poursuivre et filmer cette scène saillante qui frappe par l’arrogance et la provocation du criminel en col blanc et surtout par la retenue du jeune colibri égyptien se trouvant malgré lui devant une vipère , et qui a déclaré après, avoir été irrité de voir Youssef Boutros Ghali en toute liberté en train de faire du shopping avec l’argent des Egyptiens.
 
S’engagea alors ce dialogue/combat emblématique, saisissant et tragique entre une génération d’une élite arabe rapace et insolente et cette génération de jeunes arabes braves et déterminés qui chantent leur printemps avec dignité et élégance : 
 

 
  
-          Mohamed Ibrahim Abdel-Ghani . – Monsieur Boutros Ghali, tu es un voleur et Interpol te cherche (…) tu es un voleur et tu le sais (…) appelle la police !
-          Youssef Boutros Ghali. –  Ici c’est un pays de lois !
-          Mohamed Ibrahim Abdel-Ghani. –  Un pays de lois, oui, c’est pourquoi les gens doivent savoir, tu as fui l’Egypte et tu vis ici avec notre argent !
-          Youssef Boutros Ghali. –  Tu es un malfrat.
-          Mohamed Ibrahim Abdel-Ghani. –  Tu es recherché par Interpol.
-          Youssef Boutros Ghali. –  Pourriture ! 528016_439381672745335_167153986634773_2020367_1012320081_n.jpg
-          Mohamed Ibrahim Abdel-Ghani. –  Qui est la pourriture, celui qui a volé l’argent du pays et tué des gens en Egypte ? Vois-tu, moi je vis ici avec ma dignité, c’est toi qui a volé notre argent et venu ici, cours cours,  tu es un lâche!
-          Youssef Boutros Ghali. –  Ya baba (mon papa) on va t’emprisonner !
-          Mohamed Ibrahim Abdel-Ghani. – Tes mains sont souillées du sang du peuple égyptien !
 
Youssef Boutros Ghali frappe alors la caméra.  
 
-          Mohamed Ibrahim Abdel-Ghani. –  Tu es un lâche, tu m’attaques en plus, insulte moi !
 
 
Quelle tragédie !    
 
Quelle tragédie de découvrir ainsi en direct le vrai visage de la bourgeoisie et des élites arabes qui traitent le peuple de « pourriture ». L’expression populaire « ya maafin » (pourriture) employée par Youssef Boutros Ghali, a choqué l’Egypte et le monde arabe venant d’une personne qui a bénéficié d’une « bonne éducation ».
 
Mais c’est ainsi, quand la vipère est cernée, elle crache son venin, sa pourriture moyenâgeuse. Le reste, cravate et machin, n’est que mise en scène et maquillage d’une tragédie humaine.


[1] De juillet 2004 à janvier 2011 dans le Gouvernement Ahmed Nadif.
[2] On le voit sur cette vidéo sortir d’un amphithéâtre après avoir été dénoncé par un étudiant égyptien assistant au  même colloque sur le « printemps arabe ».
© Photo Bencemate/BIOSPHOTO Colibri et vipère. Costa Rica.
Par Chahid Slimani - Publié dans : Justice
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Jeudi 5 avril 2012 4 05 /04 /Avr /2012 02:06
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« Je ne me tairai plus, parce que j'en ai assez de l'hypocrisie de l'Occident vis-à-vis d'Israël qui est le vrai responsable de cette menace. » Günter Grass
 
 
L’écrivain allemand Günter Grass a le droit comme tout le monde, n’hésitons pas d’ailleurs, d’accuser Israël de menacer la paix mondiale.
 
Le Prix Nobel de littérature 1999 est violemment accusé d' « antisémitisme » depuis ce matin pour avoir publié un poème, Ce qui doit être dit [1], dans lequel il accuse Israël de menacer la paix mondiale en décidant entre autres « d’attaquer les installations nucléaires iraniennes ».
 
Malgré les divergences graves et sérieuses avec le régime des Ayatollah iraniens, la défense du peuple iranien et de la civilisation iranienne contre toute agression sioniste est un devoir de la conscience.
 
La conscience qui nous pousse à soutenir le peuple syrien contre la barbarie du régime de Bachar la Chimère , est la même qui nous pousse à soutenir le peuple iranien contre la barbarie sioniste.
 
Ma prise de position a toujours été claire : au diable le régime des Ayatollah, mais au diable aussi le régime sioniste, et vive le peuple iranien et vive la civilisation iranienne !
 
Tolérer une telle folie de la part d’un régime aussi barbare et criminel que le régime sioniste, est une autre insulte aux règles internationales de la légalité et de la légitimité.[2]
 
Mais qui est ce régime, « Israël », qui attaque qui il veut quand il veut ?[3]
 
Alors que Günter Grass ne parle que d’Israël et du sionisme [4], ses détracteurs ou « lyncheurs » emploient depuis ce matin le mot malintentionné « Juifs », semant ainsi, comme d’habitude [5], la confusion et l’indignation parmi les lecteurs de bonne foi. suddeutsche-zeitung-04042012.jpg
 
Dans le quotidien Die Welt, l’éditorialiste Henryk Broder n’hésite pas à traiter l’écrivain allemand d’ « archétype de l'érudit antisémite » car selon lui « Grass a toujours eu un problème avec les Juifs, mais il ne l'avait jamais aussi clairement exprimé que dans ce poème ».
 
Enfin, on ne peut que saluer et soutenir Günter Grass pour son courage et honnêteté.
Moins on dénonce, plus on recule.
 
Et à  la manière d’un David Lean, j’ai voulu que les  vers du poème de Günter Grass soient accompagnés de la musique du grand Shahram Nazeri [6], témoignant ainsi modestement de ma profonde admiration pour la civilisation iranienne et son magnifique répertoire soufi.
 
 
« Ce qui doit être dit » "Was gesagt werden muss"[7]
 

 
Pourquoi je ne dis pas
pourquoi ai-je tu pendant trop longtemps
ce qui est pourtant évident
et a fait l'objet de tant de simulations
dans lesquelles nous, les survivants,
sommes au mieux des notes de bas de page.
 
On évoque le droit à une frappe préventive,
l'éradication du peuple iranien soumis,
tenu à une liesse sans joie par un fort en gueule,
sous prétexte que ce potentat construirait une bombe atomique.
 
Mais alors, pourquoi m'interdis-je
de nommer cet autre pays
qui dispose depuis des années,
certes dans le plus grand secret,
d'un potentiel nucléaire croissant
et échappant à tout contrôle,
puisque aucun contrôle n'est permis ?
 
Le silence général autour de ce fait établi,
ce silence auquel j'ai moi-même souscrit,
je le ressens comme un mensonge pesant,
une règle que l'on ne peut rompre
qu'au risque d'une peine lourde et infâmante :
le verdict d'antisémitisme est assez courant.
 
Mais aujourd'hui, alors que mon pays
coupable de crimes sans commune mesure,
pour lesquels il doit rendre des comptes encore et encore,
mon pays donc, dans un geste purement commercial,
certains parlent un peu vite de réparation,
s'en va livrer un nouveau sous-marin à Israël,
un engin dont la spécialité est d'envoyer
des ogives capables de détruire toute vie
là où l'existence de ne serait-ce qu'une seule
bombe nucléaire n'est pas prouvée,
mais où le soupçon tient lieu de preuve,
je dis ce qui doit être dit.

 
 
Pourquoi me suis-je tu aussi longtemps ?
Parce que je croyais que mes origines,
entachées par des crimes à jamais impardonnables,
m'interdisaient d'exprimer cette vérité,
d'oser reprocher ce fait à Israël,
un pays dont je suis et veux rester l'ami.
 
Pourquoi ne dis-je que maintenant,
vieux, dans un ultime soupir de mon stylo,
que la puissance nucléaire d'Israël
menace la paix mondiale déjà fragile ?
Parce qu'il faut dire maintenant
ce qui pourrait être trop tard demain,
et parce que nous, Allemands, avec le poids de notre passé,
pourrions devenir les complices d'un crime,
prévisible et donc impossible
à justifier avec les excuses habituelles.
Pourquoi je ne dis pas
pourquoi ai-je tu pendant trop longtemps
ce qui est pourtant évident
et a fait l'objet de tant de simulations
dans lesquelles nous, les survivants,
sommes au mieux des notes de bas de page.
 
On évoque le droit à une frappe préventive,
l'éradication du peuple iranien soumis,
tenu à une liesse sans joie par un fort en gueule,
sous prétexte que ce potentat construirait une bombe atomique.
 
Mais alors, pourquoi m'interdis-je
de nommer cet autre pays
qui dispose depuis des années,
certes dans le plus grand secret,
d'un potentiel nucléaire croissant
et échappant à tout contrôle,
puisque aucun contrôle n'est permis ?
 
Le silence général autour de ce fait établi,
ce silence auquel j'ai moi-même souscrit,
je le ressens comme un mensonge pesant,
une règle que l'on ne peut rompre
qu'au risque d'une peine lourde et infâmante :
le verdict d'antisémitisme est assez courant.
 
Mais aujourd'hui, alors que mon pays
coupable de crimes sans commune mesure,
pour lesquels il doit rendre des comptes encore et encore,
mon pays donc, dans un geste purement commercial,
certains parlent un peu vite de réparation,
s'en va livrer un nouveau sous-marin à Israël,
un engin dont la spécialité est d'envoyer
des ogives capables de détruire toute vie
là où l'existence de ne serait-ce qu'une seule
bombe nucléaire n'est pas prouvée,
mais où le soupçon tient lieu de preuve,
je dis ce qui doit être dit.
 
Pourquoi me suis-je tu aussi longtemps ?
Parce que je croyais que mes origines,
entachées par des crimes à jamais impardonnables,
m'interdisaient d'exprimer cette vérité,
d'oser reprocher ce fait à Israël,
un pays dont je suis et veux rester l'ami.
 
Pourquoi ne dis-je que maintenant,
vieux, dans un ultime soupir de mon stylo,
que la puissance nucléaire d'Israël
menace la paix mondiale déjà fragile ?
Parce qu'il faut dire maintenant
ce qui pourrait être trop tard demain,
et parce que nous, Allemands, avec le poids de notre passé,
pourrions devenir les complices d'un crime,
prévisible et donc impossible
à justifier avec les excuses habituelles.
 
Je dois l'admettre aussi, je ne me tairai plus
parce que j'en ai assez de l'hypocrisie de l'Occident
et j'espère que nombreux seront ceux
prêts à se libérer des chaînes du silence,
pour appeler l'auteur d'une menace évidente
à renoncer à la violence tout en exigeant
un contrôle permanent et sans entraves
du potentiel atomique israélien
et des installations nucléaires iraniennes
par une instance internationale
acceptée par les deux gouvernements.
 

 
Ce n'est qu'ainsi que pourrons aider
les Israéliens et les Palestiniens,
mieux encore, tous les peuples,
frères ennemis vivant côte à côte
dans cette région guettée par la folie meurtrière,
et en fin de compte nous-mêmes.
 
Je dois l'admettre aussi, je ne me tairai plus
parce que j'en ai assez de l'hypocrisie de l'Occident
et j'espère que nombreux seront ceux
prêts à se libérer des chaînes du silence,
pour appeler l'auteur d'une menace évidente
à renoncer à la violence tout en exigeant
un contrôle permanent et sans entraves
du potentiel atomique israélien
et des installations nucléaires iraniennes
par une instance internationale
acceptée par les deux gouvernements.
 
Ce n'est qu'ainsi que pourrons aider
les Israéliens et les Palestiniens,
mieux encore, tous les peuples,
frères ennemis vivant côte à côte
dans cette région guettée par la folie meurtrière,
et en fin de compte nous-mêmes.


[1] Paru hier dans le quotidien munichois Süddeutsche Zeitung et conjointement dans The New York Times, La Repubblica et El País. 
[2] Cf. Aline et Manuel de Diéguez, « De l'inexistence de l'Etat d'Israël en droit international »
[4] Pour comprendre mieux le Sionisme, lire les textes de la philosophe Aline de Diéguez « Aux sources du sionisme ».
[5] Les cas Céline, Pierre Bourdieu, Edgar Morin, Jimmy Carter, Arun Gandhi, Stéphane Hessel, Helen Thomas etc.
[6]Shahram Nazeri شهرام ناظرى   est un chanteur iranien d’origine kurde né à Kermanshah en 1950. Célèbre pour avoir joué avec le groupe Shams, mais surtout pour ses performances inspirées du magnifique répertoire soufi iranien. © Vocal : Shahram Nazeri, Music : Reza Ghasemi; Setar players : Ghasemi, Zolfonoon, Mahdavian, DalirAzar, AmirArdalan; Daf : Bijan Kamkar.
[7]Traduction : Michel Klepp source: Arte Journal
© Photo Günter Grass, JOERG FOKUHL/LAIF REA
© Süddeutsche Zeitung, 4 avril 2012
 
Par Chahid Slimani - Publié dans : Vérité
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Jeudi 29 mars 2012 4 29 /03 /Mars /2012 01:52

 
« Quand on fait trop le grand, on paraît bien petit ! » Philippe Néricault Destouches, Le glorieux, 18 janvier 1732.
 
 
De la « méprisance » de Nicolas Sarkozy au « matériel » de Dominique Strauss-Kahn, on apprend bien en écoutant les politiciens français![1]
 
I- Le mot du jour !
 
Lors de son meeting de Nantes hier, Nicolas Sarkozy a inventé un autre [2] nouveau mot, «méprisance», voulant dire apparemment  « mépris » ou « mesprisance » (mot de l’ancien français)…
 
«Je veux apporter des réponses. Des réponses qu'on ne comprendra pas dans un certain nombre de cercles dirigeants. Des réponses qu'on va regarder avec cette méprisance, cette attitude hautaine» dit le candidat de la « méprisance » d’apparence qui sait reconnaitre un « musulman d’apparence » et le « méprisancer »!
 
L’Académie française est invitée à accepter dans son Dictionnaire ce frénétique mot qui répond bien évidemment à un véritable besoin linguistique.
 
Nicolas Sarkozy [3] a commencé avec son « j’ai changé ! », il terminera avec « j’ai changé la France » !
 
II- Le « naïf » du jour !
 
Dominique Strauss-Kahn quant à lui, « naïvement » bien sûr,  appelle une femme du « matériel ». Pas toutes les femmes mais seulement celles destinées au cuissage ou au « troussage de domestique » comme a dit l’autre. Encore une fois, ni rire ni pleurer, comprendre !
 
Jusque-là, rien d'illégal…
 
« Veux-tu (peux-tu) venir découvrir une magnifique boîte coquine à Madrid avec moi (et du matériel) le 4 juillet ? » écrit DSK dans un texto ![4]
« Le mot matériel désigne une personne de sexe féminin » nous explique alors DSK.
 
Jusque-là, rien d'illégal…
 
Je comprends maintenant pourquoi les «chanteurs»  du Rai et du Rap évoquent du « matériel » en parlant du corps de la femme !
 
« En y réfléchissant maintenant, je pense que j'ai été naïf » confesse Dominique Strauss-Kahn.
 
Du coup, Dominique Strauss-Kahn m’inspire une nouvelle expression imagée qui viendrait enrichir la langue française et la quête de l’Académie française : « Plus naïf que Dominique Strauss-Kahn ! ». 
 
 
III- Au secours Cyrano de Bergerac !  
 
Chaque président ou homme de pouvoir a besoin d’une « plume », c'est-à-dire quelqu’un qui se charge d’écrire ses discours tout simplement. Cette même « plume » a besoin d’une autre « plume » et ainsi de suite. De « plume » en « plume », les grands discours de notre époque dite « moderne », ont probablement été écrits par de simples petits fonctionnaires anonymes. Henri Guaino est apparemment le « dernier » artisan dans la chaîne de la plupart des discours de Nicolas Sarkozy.
 
Le problème se pose alors quand la personne en question doit improviser un discours. On raconte que George W. Bush avait souvent un appareil dans son oreille permettant à son vice-président Dick Cheney de lui souffler chaque fois les bonnes réponses. 
 
Henri écrit, Claude souffle, François fait l’écho, Carla séduit… « eh ben ! » comme disent les villageois français !
 
Encore une fois, pour séduire «Roxane », Christian a besoin de Cyrano de Bergerac !   
 
En parlant de Cyrano de Bergerac qui n’aime plus ou pas trop les Français, il a son mot à dire sur  Dominique Strauss-Kahn !

 



[2] Nicolas Sarkozy a déjà employé d’autres nouveaux mots comme «héritation»  pour héritage et «fatitude» pour fatuité.
Par Chahid Slimani - Publié dans : Vérité
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Vendredi 23 mars 2012 5 23 /03 /Mars /2012 04:49

 


   

« Il faut anéantir tout ce qui ne rampera pas à nos pieds comme des chiens. » Le colonel de Montagnac à propos des Algériens en 1843.

 

     

 

Lieu : pas loin de chez vous.

 

Époque : Moyen Âge moderne.

 

Comédiens : l’Ordre des Templiers Jean-Marie, Marine, Nicolas, François, Claude et la troupe du troupeau.  

 

 

Acte I : le  poignard de Jean-Marie

 

Les Templiers-chasseurs localisent et cernent une hermine mahométane près de la mare dite « France ».

 

Au cri de « Deus vult » (Dieu le veut !), tous les Templiers-chasseurs sortent leur arme. Une étrange arme. Un  poignard en acier trempé, long de 25 centimètres et large de 2,5 centimètres. Son manche, en partie recouvert de bakélite noire, est incrusté d'un losange dont l'écusson est tombé dans les années 1970.  Sur le fourreau de ce poignard, on trouve la signature : J. M. Le Pen, 1er REP.

 

 couteau-Le-Pen1.jpg

 

Une arme noble fabriquée par des couteliers allemands de la Ruhr et utilisée par les nobles Jeunesses hitlériennes, mais surtout par un noble parachutiste français, un certain Jean-Marie Le Pen connu pour son œuvre sur la scène du théâtre d’Algérie « un bon Mohamed est un Mohamed mort ».

 

Au village, tout le monde connait mais parle rarement de l’histoire d’un trophée de chasse parmi d’autres. Une hermine mahométane appelée Ahmed Moulay, Algérien de 42 ans, torturé à l'eau et l'électricité, en présence de ses six enfants et de son épouse, et achevé d'une rafale de mitraillette. L’hermine avait les commissures des lèvres tailladées au couteau. Une signature de l’Ordre des Templiers.

 

Acte II : l’énorme méchoui de l’aimable général Pélissier

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Au même village, les serfs attendaient le retour des Templiers-chasseurs. Le temps de préparer un bûcher pour le « gibier ». C’est un aimable parmi les aimables qui se chargea du bûcher.  Le général Aimable Jean Jacques Pélissier, duc de Malakoff, dit général Pélissier, célèbre et respecté pour avoir enfumé et brulé un millier d’Arabes dans une grotte du Dahra près de Mostaganem, le 18 juin 1845 [1].

 

On imagine son trophée trônant dans le salon, une jarre de cendres. Majestueux !

Je pense à ses amis lui posant cette légitime question qui picote : « un millier d’Arabes qui brûlent, ça sent comment mon général? ».

« Bah ! Un énorme méchoui ! » [2]. 

 

 

Acte III : le père, la fille, le Saint-Esprit et Benjamin

 

51637966.png Sentant la détresse de l’animal traqué, le chevalier Marine, d’une voix jubilante de haine,  entonna un célèbre psaume, le plus court des psaumes : « la guerre ! ».

Son père, le noble chevalier, le vieux sage aguerri, se retourna vers elle et murmura : « la chasse, ma fille, fruit de mes entrailles !».

- La fille. –  Père, homme de ma vie, la guerre est une chasse, la chasse est une guerre ! 

Notre territoire est occupé par une hermine, une vermine. La guerre père !   

- Le père. – je te vois venir Jeanne d'Arc ! 

- Le Saint Esprit, Claude. – Là sont Benjamin, le plus jeune, qui domine sur eux, les chefs de Juda et leur troupe, les chefs de Zabulon, les chefs de Nephthali.

Ton Dieu ordonne que tu sois puissant ; affermis, ô Dieu, ce que tu as fait pour nous !

De ton temple tu règnes sur Jérusalem ; les rois t’apporteront des présents. [3]

 

Acte IV : « Plutôt la mort que la souillure »

 

Les bretons racontent la légende d’une duchesse, Anne de Bretagne, qui parcourait ses terres et assista à une scène de chasse dont la proie était une hermine blanche.  Acculée au bord d'une mare boueuse, l’hermine, plutôt que de se salir, choisit de faire face aux chasseurs, préférant ainsi la mort à la boue. La duchesse émue par la noblesse de l’animal ordonna qu'on lui laisse la vie et décida d'en faire son emblème, qui est aussi depuis, la devise bretonne « Plutôt la mort que la souillure ». 59435967.png

 

Les citoyens français de confession musulmane ne doivent pas se laisser intimider par cette avalanche d’amalgames prémédités [4]. Personne n’est plus « Français » que l’autre. Personne n’est plus « pur » que l’autre.  Il suffit de rafraichir la mémoire de nos chers Templiers-chasseurs qui ont chacun un  poignard, des cendres et des trophées de chasse dans leur placard ou les placards de leurs « nobles » pères. 

 

  40373119.png

Allons, qui cherche trouve !



[1] Cf. Assia Djebar, L'Amour, la fantasia, Lgf, 2001;  François Maspero, L'Honneur de Saint Arnaud, Points Seuil 2000 ; Olivier Le Cour Grandmaison, Coloniser, Exterminer: Sur la guerre et l'Etat colonial, Fayard 2005.

[2] Le Guinness des records devrait se pencher sur ce record, le plus grand méchoui.

[3] Psaume 68 dit « Le psaume des batailles »

[4] Cf. Manuel de Diéguez, « Comment peser les civilisations? »

© Photo poignard de Jean-Marie Le Pen, Hors-Série du Monde : « Guerre d'Algérie. Mémoires parallèles », février-mars 2012

Par Chahid Slimani - Publié dans : Vérité
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Vendredi 16 mars 2012 5 16 /03 /Mars /2012 02:45
 bellerophon7918.jpg    
« C'est ainsi que la puissance des dieux rend facile ce que les mortels jureraient être impossible et désespéreraient même d'exécuter jamais. Tressaillant d'allégresse, l'intrépide Bellérophon saisit le cheval ailé : tel qu'un breuvage calmant, le frein dont il presse sa bouche modère sa fougue impétueuse; alors, s'élançant sur son dos, Bellérophon, revêtu de ses armes, le dresse au combat en se jouant. Bientôt, transporté avec lui dans le vide des airs sous un ciel glacé, il accable de ses traits les Amazones, habiles à tirer de l'arc, tue la Chimère qui vomissait des flammes et défait les Solymes. Je ne parlerai point de la mort de Bellérophon : je dirai seulement que Pégase fut reçu dans les étables de l'immortel roi de l'Olympe. » Pindare, Odes, Olympiques, XIII, traduction de M. Al. Perrault-Maynand
 
 
 
Dans un message [1] privé adressé au dictateur Bachar al-Assad et dévoilé hier, une certaine « Hadil » indique les points que le conseiller politique de l’ambassadeur d’Iran à Damas lui « conseille » (ordonne)  de traiter dans son discours.
 
Évoquant l’Islam dans son discours, le dictateur Bachar al-Assad est censé se focaliser sur les « lieux saints de l’Islam en Palestine ». La Palestine selon ce « conseiller » apparait encore comme le bouclier idéal pour un régime barbare qui agonise.
 
Instrumentaliser ainsi l’Islam et la cause palestinienne ne me surprend pas, ne me surprend plus. Tous les régimes, arabes et iranien, n’ont fait qu’instrumentaliser  cette cause toujours avec mauvaise foi. La preuve en est l’insignifiance de la situation actuellement en Palestine.[2]
 
Les agités du bocal, pro-dictatures de fonction, nous parlent d’un « Bachar sur les traces de Saladin », d’un « Ahmadinejad déjà Saladin » etc.
 
Pour commencer, laissez-moi vous dire une chose : Saladin mon œil !  
 
Pour entrer dans le vif du sujet, laissez-moi vous dire une autre : assez de chimères des Chimère!
 
 
I- La cause palestinienne ne peut être un bouclier pour Chimère
 
 
Sachez que plus de 85% des Palestiniens, dont le mouvement de Résistance Hamas, soutiennent désormais le printemps syrien et le peuple syrien et adressent un message clair et précis au monde entier et aux agités du bocal : « la cause palestinienne est la cause des justes, des mains propres, pas des criminels comme Bachar al-Assad et ses propagandistes.». 
 
 
 
Que les Palestiniens se désolidarisent ainsi de la barbarie d’un clan aussi haineux, me réconforte énormément dans mes propres convictions et vision de ce conflit.
 
Je n’ai jamais douté que les Palestiniens sont un peuple qui ne « calcule » pas, qui résiste seulement. Pendant que tout le monde calcule selon sa bonne ou mauvaise foi, quel camp ? Occident ? Russes ? Chinois ? Iraniens ? Les Palestiniens continuent de faire ce qu’ils savent faire : résister.  
 
Je ne peux que saluer les dirigeants du Hamas qui ont décidé de soutenir ouvertement la marche du peuple syrien vers la liberté et la justice.
 
Et je ne peux que saluer tous ces Palestiniens qui nous disent aujourd’hui « en ce moment, la liberté du peuple syrien, prévaut sur tout le reste, car nous sommes tous Syriens. ».
 
Aucune Chimère, aucun criminel, aucun régime ne peut s’enrober du drapeau palestinien pour commettre ses crimes.
 
II- Aux armes Bellérophon !
 
Sisyphe l’arabe [3] a accouché d’un printemps, d’un petit-fils, Bellérophon tueur de monstres [4].
 
Je vous transmets ici l’émouvant appel de détresse et de dignité de nos sœurs, nos frères, nos camarades et nos amis Syriens. Des dizaines que je connais, des millions que vous connaissez :
 
« Amis du monde entier, justes parmi les justes, nous avons besoin de votre soutien, de votre action et de votre aide : des armes, des médicaments, de la nourriture etc.
Amis du monde entier, justes parmi les justes, c’est une course contre la montre. Le dictateur sanguinaire et ses chabbiha (sbires) l’ont ouvertement déclaré hier : « Assad ou on brûle la Syrie» ».
 
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Chers amis, il n’est plus question de se voiler la face, il faut stopper cette barbarie maintenant. La Chimère doit être défaite et décapitée par Bellérophon à Damas même. 
 
Comme pour la Tunisie, l’Egypte et la Libye, c’est un choix, c’est un engagement que j’assume totalement et ouvertement et que je vous invite aussi à assumer, laissant l’Histoire nous juger tous…

[1] Une correspondance par e-mails entre le dictateur syrien et certains de ses proches.
[4] Bellérophon, petit-fils de Sisyphe, est le plus grand héro et tueur de monstres dans la mythologie grecque. Son plus grand exploit est d'avoir tué la Chimère, un monstre ayant une tête de lion, un corps de chèvre et une queue en tête de dragon, crachant du feu et dévorant les humains…
© Bellerophon and the Chimaera. British Museum, London.
© Photo AFP, une petite fille qui pleure son père abattu à Homs ce week-end. 
Par Chahid Slimani - Publié dans : Liberté
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Vendredi 9 mars 2012 5 09 /03 /Mars /2012 00:39

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Tyrannosaurus rex. – « Écoutez, toutes les civilisations de carnivores terrestres ne se valent pas !

Nous, on est dans un pays moderne, deuxième meilleur marché de McDonald's dans le monde, nous sommes donc d’authentiques charognards!

Eux, ils sont des prédateurs, ils mangent halal ! »

 

Le nom du dinosaure  Tyrannosaurus rex ou « T.rex » est souvent traduit par « roi des lézards tyrans ».

 

À propos des dernières déclarations de Claude Guéant et de François Fillon, lire : Manuel de Diéguez, « Comment peser les civilisations? ».

 

© Photo REUTERS/David Moir, an animatronic Tyrannosaurus Rex at the reopening of the National Museum of Scotland.

Par Chahid Slimani - Publié dans : Vérité
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Dimanche 19 février 2012 7 19 /02 /Fév /2012 02:47
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« JEAN. —  Alors ce brave Bœuf est devenu rhinocéros. Ah, ah, ah … Il s’est moqué de vous, il s’est déguisé. (Il sort sa tête par l’entrebâillement de la porte de la salle de bains. Il est très vert. Sa bosse est un peu plus grande, au-dessus du nez.) Il s’est déguisé.
BERENGER. — (se promenant dans la pièce, sans regarder Jean). — Je vous assure que ça avait l’air très sérieux.
JEAN. — Eh bien, ça le regarde. » Eugène Ionesco, Rhinocéros
 
 
 
 
Sartre fut sans aucun doute un grand penseur. Parmi les plus grands du XXe siècle. Son combat contre la torture et pour la liberté des peuples demeure une page rayonnante de la France des « Justes ».
 
Mais Sartre fut aussi un étonnant, voire, consternant et dépressif myope, au sens figuré. Il était incapable de prévoir et précipitamment flagellateur.
 
Quand Sartre se lance dans une diatribe, rien ne l’arrête. Tout le monde devient « traitre », « collabo » et « réactionnaire ». Le général de Gaulle une « merde », un « monstre » et un « porc ». Céline un « collaborateur payé par les nazis » etc.  
 
Quand il ovationne les dictateurs, rien ne l’arrête aussi.
 
Pour Sartre comme pour les mouvements dits « anti-impérialistes », c’est la mentalité de « prise de parti » qui dominait et domine encore. Il faut toujours choisir son camp pour le meilleur et pour le pire.   
 
Des séquelles que trimballent aujourd’hui obstinément les « pro-Assad » . Ces agités du bocal qui refusent d’évoluer pour faire face à un « ennemi commun » bien plus « sophistiqué », et qui préfèrent patauger dans la justification de l’atrocité et du crime de masse, perpétrés par des « soldats du Mahdi » habitués  des rues de Téhéran, de Bagdad et de Beyrouth.  
 
I- Le « volcan chiite », les rhinocéros et le lampadaire iranien
II- La paille, la poutre et la partialité 
III- La pornographie décente et le poisson-ballon 
IV- Le trouble dissociatif de l'identité 
V- Le ténia barbu qui joue de la flûte 
 
I- Le « volcan chiite », les rhinocéros et le lampadaire iranien
 
Les «prédictions » du grand sociologue et historien iraquien d’origine chiite, Ali Al-Wardi, annonçant un « volcan chiite » qui paralyserait le Moyen Orient par son communautarisme confessionnel, et pousserait même les plus laïques parmi les chiites à soutenir un « clergé suprême », se réalisent aujourd’hui.
 
Tous mes amis et « idoles » arabes d’origine chiite, des poètes, des universitaires, des laïques, des journalistes et des étudiants se soudent derrière Ali Khamenei  et son messianisme belliqueux à court terme et funeste à long terme. Ils se métamorphosent tous en rhinocéros. Je les entends tous hurler « Les marécages ! Les marécages !... »[1]. 2279_comedien.jpg
 
C’est triste, c’est inquiétant…
 
Je me rappelle avoir dit un jour à un ami « chiite », qui me boude aujourd’hui, « faites attention, votre communautarisme confessionnel est aussi votre talon d'Achille ».
 
Après le « volcan chiite » d’Ali Al-Wardi, le séisme du printemps arabe. Une première secousse, et Hassan Nasrallah et Ahmadinejad n’arrivent plus à entonner leurs fameux discours. 
 
Pourquoi ?
 
Les agités du bocal qui continuent de chercher la vérité sous la lumière du lampadaire iranien, tarderont à trouver la bonne réponse.
 
Patientons…
 
 
II- La paille, la poutre et la partialité 
 
Vivant aujourd’hui, Sartre aurait soutenu Assad le matin et parlé le soir de sa Nausée qui ne fait pas le poids en face d’un enfant syrien qui meurt.[2]
 
Les « pro-Assad » ne font que ça. Ils parlent de « Résistance » et pleurent les vies humaines quand elles sont victimes des « néoconservateurs » mais oublient de les pleurer quand elles sont victimes  des intérêts russes, chinois et iraniens.
 
Comme Sartre, quand les « pro-Assad » se lancent dans leur diatribe ou ovationnent leurs « chers » dictateurs et Ayatollah, impossible de les arrêter. Ils n’écoutent pas, ils n’écoutent plus. Ils sont en avant sur leur époque, ils sont sages, ils ont tout compris depuis le déluge jusqu’au déluge. Ils ont encouragé Kadhafi dans sa descente en enfer et ils continuent de le faire avec Bachar. Ils n’ont rien compris au printemps arabe ces funestes criquets car ils n’évoluent pas, ils ne font que sauter, de drame en drame.  
 
Nous autres, nous sommes « des pro-sionistes, des pro-Emirs du Golfe, des réactionnaires, des cons, des imbéciles, des chiens… ». Ils nous fouettent « virtuellement » à défaut de nous fouetter réellement comme le font les « chabiha », sbires des régimes syrien et iranien [3]. 
 
III- La pornographie décente et le poisson-ballon 
     
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Si l’Empire, Israël et leurs vassaux continuent de « triompher » et de malmener le monde c’est parce qu’en face il y a un vrai asile de schizophrènes. Puissants, ils deviennent des Staline. Impuissants, ils sont des poissons-ballons comme Castro et Chavez.  Bernard Lewis et Henry Kissinger au « pays du divertissement ».  
 
Poutine et Hu Jintao et leur « pornographie décente », leur soi-disant « socialisme de marché », sont entre les deux en ce moment, entre Staline et le poisson-ballon. Ils dénoncent le « rêve américain » et le vivent en douce. Ils sont fascinés, ils jouent la partie et laissent les autres ramasser les balles.
     
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IV- Le trouble dissociatif de l'identité 
 
Vous connaissez l’histoire du blogueur chinois se présentant sous le nom de « Daniel Wu », le « chasseur de montres » qui a examiné les photos officielles du Parti communiste chinois, révélant que la plupart des hauts dirigeants portent au poignet des Rolex, Piaget, Jager et autres bijoux de l’horlogerie de luxe. Le blog a été censuré et « Daniel Wu » déclaré « ennemi de l'Etat ».
 

 


 
Le 29 août dernier, pendant que Bachar massacrait le peuple syrien, nous avons tous vu Vladimir Poutine arriver sur les lieux d’un meeting à Novorossiïsk, sur la mer Noire, en Harley Davidson. Ressuscitant idiotement le fameux personnage burlesque « President Camacho » du film « Idiocracy ». (voir la séquence 0:45: 16 )   
 
   

 
 
Et dire que les « pro-Poutine » traitent les autres « d’idiots » !  
 
 
V- Le ténia barbu qui joue de la flûte 
 
Empruntant le « style » de Céline, la réponse aux « pro-Assad » qui nous vendent un régime iranien théocrate, communautariste et machiavélique, aurait été la même que pour Sartre « (…) Attendez J.B. S. avant que de commettre les gaffes suprêmes !... Tâtez-vous ! Réfléchissez que l'horreur n'est rien sans le Songe et sans la Musique... Je vous vois bien ténia, certes, mais pas cobra, pas cobra du tout... nul à la flûte ! Macbeth n'est que du Grand-Guignol, et des mauvais jours, sans musique, sans rêve... Vous êtes méchant, sale, ingrat, haineux, bourrique, ce n'est pas tout J.B. S. ! Cela ne suffit pas... Il faut danser encore !... Je veux bien me tromper bien sûr... Je ne demande pas mieux... J'irai vous applaudir lorsque vous serez enfin devenu un vrai monstre, que vous aurez payé, aux sorcières, ce qu'il faut, leur prix, pour qu'elles vous transmutent, éclosent, en vrai phénomène. En ténia qui joue de la flûte. »[4].
 
Un ténia barbu qui joue de la flûte, voilà justement le « parasite » islamiste que sèment les Ayatollah iraniens dans la région.
 
Mais évitons l’anathème et les « jugements de valeur » et rappelons simplement aux « pro-Assad » et aux autres, pour effacer tout malentendu : nous ne combattons pas l’ « Occident », l’ « Amérique », « Israël » ou « Rupert Murdoch » mais la Barbarie, l’Impérialisme, l’Injustice et la Propagande. La bêtise humaine tout simplement. Sans allégeance aveugle pour un « guide », une ethnie ou une confession quelconque.
 
Nous savons tous que la « pureté des motivations » n’existe dans aucun camp. C’est pourquoi notre combat doit être au-dessus de la mêlée.
 
Alors pourquoi toute cette « Taqiya » ?
 
Pourquoi As'ad AbuKhalil (Angy Arab)[5] et les autres agités du bocal iranien, sans parler des autres agités professionnels comme Thierry Meyssan, n’arrêtent-ils pas de tourner autour du pot et de se voiler la face.
 
Si vous êtes si « idolâtres » de ces régimes et de ces hommes dont le pouvoir est fondé sur une origine transcendante douteuse et invisible, dites-le ouvertement. Si vous êtes théocrates ou totalitaires, assumez-le, mais pitié arrêtez de jouer avec les mots « Occident », « Israël », « Résistants », « Complot », « Aljazeera » etc.
 
Vous n’êtes pas Noam Chomsky, un des rares à savoir manipuler comparaisons et analogie avec lucidité et sans mauvaise foi. Alors un peu d’humilité les amis car « au plus élevé trône du monde si ne sommes assis que sur notre cul. »[6].

[1] Cf Eugène Ionesco, Rhinocéros, Gallimard, 1959
[2]« En face d’un enfant qui meurt, La Nausée ne fait pas le poids » déclarait Sartre dans le journal Le Monde du 18 avril 1964 sous le titre « Jean-Paul Sartre s’explique sur Les Mots ». Sartre critiquait ainsi les limites et le décalage entre la littérature en Occident et les problèmes dramatiques de la faim et du sous- développement...
  La Nausée est un roman philosophique de Jean-Paul Sartre, publié en 1938.
[4] Louis-Ferdinand Céline, « À l'agité du bocal », « La lettre de Céline sur Sartre et l'existentialisme », novembre 1948. Ce pamphlet est la réponse de Céline à Jean-Paul Sartre qui a publié un article intitulé « Portrait d'un antisémite » en décembre 1945, accusant Céline de collaboration.
[5] Qui vit en Amérique d’ailleurs, pas en Iran, en Russie ou en Chine.
[6] Montaigne, Essais, 1580. « Si » a le sens de « pourtant » dans cette formule.
© Poster for Rhinoceros by Eugene Ionesco / acrylic on illustration board, 2011
© Le comédien Léo Ilial dans 'Le Rhinocéros' présenté au TNM, Théâtre du Nouveau Monde
© Photo Reuters, Barack Obama et Dmitri Medvedev attablés autour d'un hamburger d'un diner d'Arlington.
© Photo RIA Novosti. Mikhail Klementiev,  Dmitry Medvedev and Arnold Schwarzenegger
Par Chahid Slimani - Publié dans : Vérité
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